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Bonjour à toutes et tous,

A compter d’aujourd’hui la nouvelle adresse de mon blog est :

http://oliwp.wordpress.com/

Nouveau look et quelques fonctionnalités complémentaires, par exemple vous pouvez « noter » (étoiles) chaque publication, et je pense pourvoir ajouter très prochainement l’inscription à une newsletter mensuelle.

Bien à vous

O.W.P.

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Feux fols et fou vivants

[pour profiter pleinement du contexte, cliquez sur les liens sonores :-]

Clic clac tchic tchh, le temps est décompté. Combien me reste-t-il à consacrer en temps de vie au vivant?

Ensuite tout le loisir, environ presque une bonne partie d’éternité  mortelle, disponible pour les défunts.

M’en veux-tu mon cher Père si en ce jour, contrit, je choisis les affaires courantes, tandis que d’autres, biens pensants, s’empressent et se morfondent sans même apercevoir le moindre feu follet?

Lorsque je pense à toi je vois la rive d’un lac où nous jetions nos lignes. Puis sur une palette tu mixais quelques ors quelques bruns, posais ton chevalet, crayonnais la nature, puis colorais la vie.

Connaissez-vous le coucou chasseur qui d’un coup de pare-chocs remplit son congélo d’un sanglier en rut? Pour une modeste somme équivalent d’une berline Citroën, vous auriez dégustés des garennes en marmite, légumes du jardin, chanterelles en trompettes, arrosés de vieux cidres bouchés. Débouchés vous seriez béats d’intrigue car en bande sonore Fernande et l’oiseau de minuit résonneraient encore!

Heureux les simples ici, le royaume du présent est à eux. Au delà, bienheureux les gisants au cœur pur, voguant à l’infini, fols d’éternité, flammes vacillantes grisées, immatériels esprits, âmes inaltérables.

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Halo gagnant

En noir et blanc s’écoule l’heure

En cercles en rondelles et en sphère.

Le temps s’enroule contre une atmosphère,

De l’été à l’hiver l’instant gagnant  minutes de bonne heure!

Délétère peu sembler la ruse, car ma foi le soleil n’a point changé sa une,

S’agit-il d’amortir une vague pétroleuse ou bien de justifier une lubie énarqueuse?

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L’aube encor

Devins à douze vers l’infini absent

L’extrême unicité perpétuellement profuse

En tangente au summum et puis elle se refuse.

Les rébus du Phébus éphèbe l’abuse,

Au matin à Paris un instant les récuse, pour mieux briller à l’aube absolus, doubles buses!

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ReBiRtH

(RBRH) Art Be Art Hatch

Let’s the phoenix come through the hatch again

Renovated Shakespearean, time and time again

Gives us light and the heat

Cos’ you know you can’t go cos you got the know how

Burning desire in your sight, freezing evil back wher’it belongs

(…)

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Auto autodafé

[à lire en musique ou écouter en voyant, cliquer ici]

A la veille de publier une première newsletter mensuelle, je constate avec dépit que 10 des 15 publications du mois d’octobre traitent, diversement et avec une suffisance variable, de la chose.

Pas pudique ni publique, la chose est elle mon truc? De quel droit, de quel courbe, par quelle elliptique parabole puis-je conjurer un tel destin paillard?

Convient-il de jouer les candides paraphrasant Voltaire et Dard, Tolstoï, Burgess, Sand Musset et Chopin, Barjavel  ou Vian,  pour l’amour des lettres?

Donc je brûle tout le 31, en un dérisoire brouillard gagnant. La crémation aux relents de décharge privée, odeur de vieux pneus qui crament sur la morne plaine normande de mon enfance, sous un crachin glacial, dans le vent éparpille la piètre prose qui ne vaut guère plus  que les vents de mes fesses.

Vœux testamentaire: si l’une ou l’autre d’entre les héritiers ou vagues connaissances lisait jusqu’à cette phrase, quelconque post scrotum final, veuillez placer sur le tapis roulant du four crématoire l’ensemble de mes désœuvrés déraillements d’écrivaillon. Sinon, ça finira encore dans une décharge.

Burning O.W.P.

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Jeremy my

Tandis que le pape a la gaule à la Gaule

Zeus enfile une perle sous la pergola

Le président prend plein le fondement et,

Le Lama au sang chaud médite sur onze mille bites.

Ainsi de suite en chambres doubles d’hôtels en presbytères les pressés du gland jutent les maux tels des maures pervers au sang chaud s’oubliant en des vases percées mal épilées, pas polies empilées, rustres mâles cacochymes aux tubercules suppurants sur basses grues ouvertes folles tringles ouvertes tant et tant perforées qu’un courant d’airs malsains me laisse pantois et enrhumé.

C’est l’automne, glissons doucereusement sur les pentes moroses du spleen post’estival, le printemps reviendra, ses franches érections et les muses indolentes ne seront plus Borgias mais nymphes irisées.

Jeremy & Jeremy

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Love will tear us hereafter

Tant et tant nous serions aimés

Romantiques charnels, appétits d’éternels.

Œuvre majeure, le geste auguste

Union impie sacrée, supplices enchevêtrés.

Dante’s hélicoïdales spirales,

Enfers paradisiaques honnis,

Paradis infernaux bénis, innocents d’être, les Invertis déchus.

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Les cheveux de feu

Née sur le signe du cheval brûlant

Éperonne les grands écuyers.

Pour débrider rosse hardiesse, fesse la carne.

Attendu qu’elle l’attendrira, l’animal se fera poète,

Aède épique ou métromane piteux,

Peu importe qu’il n’importune ni d’aucun ni personne,

Pour autant qu’il vénère la flamboyante Pouliche !

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Au comptoir

Quelques kilomètres au compteur, immobiles au comptoir

Le regard ouvert sur les paroles qui touchent

Enivrés des épices, drogués aux cafthéïnes

Nous sommes las hélas comme des voiliers en rade

Toujours en croisière du contour intérieur, ouverts à cœur.

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